La vie monastique

L'appel de Dieu



Du mur de clôture, quelques jeunes observent l'abbaye!

Discerner sa vocation

Le monastère est un peu mystérieux...

Ici, rien n'est à cacher, mais tout se vit dans le secret du cœur, d'un cœur à la recherche de l'absolu de l'amour, de l'absolu de la liberté, de l'absolu du bonheur…en un mot, de Dieu.
Si tout cela t'interroge, si cette recherche t'attire, si tu le souhaites, viens et vois.


Ma vocation, c'est "là où je suis appelé à être heureux"

Il est d'abord possible de passer quelques jours à l'hôtellerie, pour un premier aperçu de la vie du monastère.

On peut ensuite demander à faire un stage à l'intérieur de la clôture durant quelque temps. C'est la seule vraie manière de découvrir ce qu'est la vie contemplative: la vivre. En faire soi-même l'expérience, même pour un temps court, aide déjà à voir si c'est une orientation souhaitable ou non.

Ensuite,
Si tu comprends que le Seigneur ne t'appelle pas dans cette voie-là, sois en paix: Dieu est partout.
Si tu te dis que ton bonheur sera peut-être dans vie monastique ou dans une autre forme de vie religieuse, ne crains pas:
      Dieu n'enlève rien, il donne tout (Benoît XVI, 24 avril 2005).

Le noviciat

Un temps d'essai

La vocation monastique véritable ne s'impose pas de l'extérieur, ne provient pas d'une fuite ou d'une peur de la vie, d'une déception amoureuse ou autre. Une recherche d'héroïsme, un désir de structures rigides ne sont pas non plus des motivations valables pour entrer dans la vie monastique 1.

La proposition monastique peut être entendue en réponse à une interrogation personnelle: "où suis-je appelé(e) à être heureux(se)?".
Le noviciat


Un large temps d'essai est donc prévu pour que la personne qui entre dans la vie monastique puisse réfléchir et déterminer en toute liberté si cette voie lui convient, dans tous les sens du mot. La communauté, et plus spécialement la soeur responsable de la formation (La "maîtresse des novices") et l'abbesse offrent toute leur aide pour que ce discernement soit possible.

L'engagement monastique nécessite un vrai désir personnel de la recherche de Dieu, sans pressions extérieures. La novice est libre de partir quand elle le souhaite; tout comme une équipe sportive, la communauté n'a pas intérêt à retenir qui désire s'en aller... Un tel départ, d'ailleurs, n'est pas à vivre comme un échec: toutes les vocations sont belles, il faut seulement trouver la sienne.

Le noviciat inclut une formation humaine, spirituelle et théologique, selon les dispositions de chacune.


Les étapes de la formation

  • Le postulat (entre l'entrée et la prise d'habit) : de 6 mois à un an
  • Le noviciat proprement dit commence avec la prise d'habit et dure normalement 2 ans.
  • Les voeux temporaires : à sa propre demande et après vote de la communauté, on s'engage à la vie monastique pour 3 ans, renouvelables deux fois. Après quoi on peut choisir de s'en aller ou de rester. Durant les deux premières années de voeux temporaires, la "jeune professe" continue en général à suivre les activités du noviciat (quelques travaux de plein air...) et ses cours (Bible, théologie, vie monastique, spiritualité, Pères de l'Eglise, etc.).
  • Ensuite, la profession solennelle ou voeux définitifs engage réciproquement la soeur et la communauté.
Chez les cisterciens et les bénédictins, les voeux sont les suivants: stabilité dans le monastère, conversion de vie (qui inclut pauvreté et chasteté) et obéissance selon la Règle de Saint Benoît.

Un poème d'un des frères de Tibhirine (moines cisterciens-trappistes, comme nous) s'applique bien aux voeux monastiques:

C'est une échelle
c'est pour venir au monde
Et ça permet, quand on l'habite,
de n'en être pas le prisonnier.
C'est une échelle pour s'évader!
Et c'est pour grandir
vers Qui est plus grand.
Il y a des barreaux,
qui sont des degrés
de liberté...

Frère Christophe de Tibhirine 2



[1] Parler de recherche d'héroïsme et de structures rigides a de quoi surprendre qui connaît quelque peu la vie monastique : car il n'est pas du tout certain que moines et moniales soient plus héroïques ou plus cadrés que la plupart des "gens normaux", qui doivent vivre avec des contraintes professionnelles, familiales, etc. Il s'agit pourtant d'expressions relevées dans la presse.
[2] Cf. Christophe Lebreton, Aime jusqu'au bout du feu. Cent poèmes de vérité et de vie, éditions Monte-Cristo, 1997, p. 74.



 

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